Confédération Paysanne du Nord-Pas de Calais

Élevage | 11/9/14
Procès des 1000 vaches

Venez en masse soutenir les prévenus des 1000 vaches !

Rendez-vous le 28 octobre à Amiens!

Le 1er juillet, le procès des neuf militants de la Conf' poursuivis suite aux actions menées sur le site de l'usine des 1000 vaches a été reporté au 28 octobre. Ils devront alors comparaître pour dégradation en réunion, incitation à la dégradation en réunion, vol, recel, ou encore refus de prélèvement ADN.

Il y a clairement une volonté de criminaliser l'action syndicale, et de laisser Michel Ramery poursuivre son projet destructeur en toute impunité. Ce sont les lanceurs d'alerte qui sont poursuivis, pendant que l'agriculture s'industrialise aux dépends des paysans et des citoyens, avec la bénédiction de nos gouvernants.

Face à ce deux poids deux mesures, la Confédération paysanne choisit de convoquer officiellement les fossoyeurs de l'agriculture à leur procès. Il se tiendra en même temps que celui de nos militants, devant le tribunal d'Amiens.

Venez en bus à prix libre!
Plusieurs départs du Nord-Pas-de-Calais

7h : Lille (MRES)
7h30 : Fresnes les Montauban (Mc Do)
7h45 : Arras (cité nature)
8h15 : L'arbret sur RN25 (bistrot routier)
8h35 : Doullens (face au supermarché Match)

Retour à Lille pour 19h

inscription : bus1000vaches@gmail.com ou 03 21 24 31 53

Merci de préciser lors de votre inscription :

- le nom de toutes les personnes que vous souhaitez inscrire

- l'arrêt où vous souhaitez prendre le bus

- un numéro de téléphone pour vous contacter

LETTRE OUVERTE

objet : protection du champ captant de Airon Notre-Dame.

à l'attention de :
Monsieur Hervé Poher, President de l'agence de l'eau Artois Flandres Picardie
Monsieur Jean-Bernard Bayard, Président de la Chambre Régionale d'Agriculture
Monsieur Yannick Przeszlo, Président du GABNOR
Madame Stéphanie Pageot, Présidente de la FNAB
Monsieur Bruno Cousein, Maire de Berck

Madame, Messieurs,

Les habitants de Berck et des environs sont alimentés en eau par des forages sur la commune de Airon Notre-Dame. Vu les quantités de nitrates et de pesticides présents dans l'eau distribuée, ce champ captant a été classé Grenelle. 2300 hectares sont donc à protéger prioritairement.
Or, il est maintenant reconnu que la meilleure façon de protéger l'eau en conservant l'activité agricole, c'est de pratiquer le mode de production biologique, ce que la Confédération paysanne a toujours défendu.

Le GABNOR a été sollicité pour entamer des discutions avec les agriculteurs situés sur cette zone. Un projet de conversion à l'agriculture biologique pour une surface de 40 hectares environ est à l'étude et a fait l'objet d'une demande de subvention auprès de l’Agence de l’eau Artois-Picardie,la Chambre Régionale d’Agriculture et la ville de Berck sur Mer pour un montant total supérieur à 350 000 euros.
Ces chiffres (exorbitants pour une surface de 40 hectares) et la conception du projet ont été présentés lors d'une réunion de producteurs bio du GABNOR à Hucqueliers et nous souhaitons vous faire part de notre inquiétude tant sur le montant des aides (8750€/ha environ) que sur les motivations réelles de ce projet.

Tout d'abord, protéger l'eau en pratiquant l'agriculture biologique sur 40 hectares des 2300 que comporte de le périmètre de protection n'aura que très peu d’effet sur l'amélioration de la qualité de l'eau et nous souhaitons que dans ce dossier comme dans les suivants, les finances publiques comprennent une notion de résultat.
Ensuite, ce projet collectif agricole nécessite une réflexion pour le montage sociétaire agricole qui prend beaucoup de temps et qui n'est pas en lien direct avec la conversion à l'agriculture biologique. Les compétences du GABNOR mises à disposition pour la création de cette société agricole ne doivent pas être financées par de l'argent public dédié à la conversion biologique mais par les agriculteurs bénéficiaires eux-mêmes.
De plus, ce projet soit disant "pilote" a pour but pour réaliser des essais sur cultures légumières et en élevage alors que le GABNOR, la Chambre d'Agriculture et l'ITAB en ont déjà réalisés de nombreux en ces domaines. Pourquoi financer alors à nouveau des champs d'essai privés avec l'argent public?

Il est aussi question de subventionner sur deux années un chef de culture pour 60 000 € : Est-il normal de subventionner fortement une ferme dans son fonctionnement et provoquer une distorsion de concurrence entre agriculteurs?
La demande de subvention porte aussi pour une aide importante à la création d'une CUMA, alors qu'il en existe déjà deux présentes sur ce territoire et que les agriculteurs ont la possibilité de s'y investir. Là encore, une dépense inutile !
Enfin, est-il normal de subventionner fortement quelques hectares pour des agriculteurs qui bénéficient déjà largement des aides de la PAC et qui ne veulent pas convertir plus de 1 à 3 % de la surface de leur ferme en agriculture biologique?
Rappelons que nombreux sont les petits paysans qui touchent beaucoup moins de subventions publiques alors qu'ils ont fait un choix de conviction, en engageant la totalité de leur ferme en agriculture biologique.

A la Confédération Paysanne nous pensons qu’il est temps maintenant de moraliser ces aides aux conversions, pour ne les attribuer qu'aux agriculteurs qui s'engagent pour un pourcentage minimum de 20 % de leur ferme. Les agriculteurs qui ont un projet de conversion sur la totalité de leur ferme devront être encouragés par un soutien financier bien supérieur .

L'agriculture biologique et les finances publiques ont besoin d’agriculteurs qui s'engagent véritablement plutôt que d’agriculteurs qui réalisent des conversions sur des petits pourcentages de leur ferme, en accaparant, on le voit ici, des sommes énormes d'argent public pour un résultat presque nul.
La Confédération Paysanne dénonce et dénoncera partout cette gabegie d'argent public au moment où on demande à tout le monde de se serrer la ceinture !

Daniel Trollé et Antoine Jean
Confédération Paysanne

Une justice à deux vitesses au bénéfice de Ramery et de ses 1000 vaches

Après trois semaines de délibéré, le tribunal administratif d'Amiens vient enfin de rendre sa décision : selon les juges, le permis de construire de Michel Ramery est valable !

Peu importe donc que l'industriel ait construit ses bâtiments sur des réserves archéologiques, qu'il en ait déplacé certains et agrandi d'autres, que son architecte soit le maire qui a signé son permis de construire. Michel Ramery s'arroge tous les droits, qu'il s'agisse de mépriser un permis de construire ou de proférer des menaces violentes.


Mais qui sommes-nous face à celui qui peut même se permettre de convaincre un préfet de ne pas suivre les consignes de ministres ? Qui sommes-nous face à celui qui a pu faire trainer toutes les procédures pour s'assurer une première traite le 1er avril ?
Nous sommes ceux qu'on poursuit pendant qu'il construit ce qui nous détruira. Cinq personnes en garde à vue en novembre, Laurent Pinatel, le porte-parole de la Conf' à nouveau convoqué la semaine prochaine… Mais pas encore une seule audition pour celui qui a menacé Michel Kfoury, le président de Novissen, de s'en prendre à sa maison ! La justice n'est pas la même pour tous. Ne sommes-nous donc que les serfs d'un seigneur local ?


Ce projet est le symbole d'une agriculture qui fera disparaître les paysans. Il n'est pas compatible avec une agriculture paysanne, pourvoyeuse d'emploi, de produits de qualité et respectueuse de l'environnement, en un mot, synonyme d'avenir. Michel Ramery a fait jouer tous ses atouts pour traire ses 300 premières vaches le 1er avril. Mais nous n'avons pas abattu toutes nos cartes…

1000 VACHES

APPEL A MOBILISATION LUNDI 17 FEVRIER à AMIENS

RDV à partir de 12h place Longueville

Le préfet de la Somme, prend la défense des 1000 vaches

Il y a les puissants, et il y a les autres. Michel Ramery fait partie de la première catégorie, nous le savions. Deux poids, deux mesures qui voudraient rendre caduques les volontés affichées par des ministres de la République. Le préfet de la Somme vient d’envoyer un « mémoire » au tribunal administratif d’Amiens pour donner son avis sur ce projet. 38 pages où il démonte point par point les arguments avancés dans cette procédure, à l’opposé des positions de Cécile Duflot.

Lundi 17 février à 14h, la Confédération paysanne sera devant le tribunal administratif d’Amiens, avec Novissen et ses partenaires, pour porter le référé suspension concernant le permis de construire des 1000 vaches. Les arguments ne manquent pas pour mettre fin, une bonne fois pour toutes à ce projet destructeur ! Avec le soutien affiché de trois ministres, nous partons confiants. Mais Michel Ramery a de l’entregent. Ses appuis sont nombreux. Ses appuis ont du pouvoir. Nous nous attendons à d’autres attaques.

Mais qu’il ne l’oublie pas, nous ne sommes peut-être pas puissants, mais nous savons nous montrer persuasifs. Notre « intérêt à agir », c’est que derrière le symbole de la ferme-usine des 1000 vaches, l’avenir des paysans est en jeu.

A l’occasion de l’audience de lundi, un rassemblement est organisé à midi place Longueville à Amiens. Un point presse se tiendra à 13h. A cette occasion, en présence du porte-parole Laurent Pinatel, nous ferons le point sur les suites de la mobilisation pour enterrer définitivement la ferme-usine des 1000 vaches, et stopper l’industrialisation galopante de l’agriculture.

Les paysans de la Conf' toujours mobilisés contre le projet des 1000 vaches

Le 16 janvier dernier, une vingtaine de paysans du Nord-Pas-de-Calais ont participé à l'opération menée par la Confédération paysanne sur le site de la future ferme-usine des 1000 vaches à Ducrat dans la Somme.

Ils se sont menottés aux poteaux du bâtiment principal, symbolisant par ce geste les conséquences désastreuses de ce projet sur leur avenir. Ce bâtiment, comme tous ceux qui ont été construits ces derniers mois, n'est pas conforme au permis de construire. Une demande de permis modificatif a été déposée en préfecture.

Face au silence des ministères sollicités, les paysans ont pris leur responsabilité en le démontant une partie du chantier...ce qui a finalement permis de décrocher un entretien au près des ministres Cecile Duflot et Philippe Martin.

L'Etat, via le ministère de l'Aménagement du territoire, a les cartes en main pour mettre fin à ce projet!

Dans un second temps, les sénateurs et les députés qui étudient en ce moment la Loi d'avenir pour l'agriculture, devront intégrer dans le texte un encadrement strict des montages sociétaires qui permettent à certains de s'agrandir aux dépends des paysans fiers de leur métier et qui doivent pouvoir en vivre.

La ferme-usine des 1000 vaches est un symbole. Stopper ce projet ne peut être qu'une première étape. L'Etat doit prendre ses responsabilités pour donner un avenir aux paysans, pour que les territoires ruraux retrouvent leur dynamisme, pour que l'environnement soit respecté, pour que les consommateurs aient accès à une alimentation de qualité. L'industrialisation de l'agriculture est peut-être le moyen de retrouver quelques fractions de points de croissance, mais elle détruira tout sur son passage.

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